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L’assurance vie en euros

Il s’agit d’un fonds géré par une compagnie d’assurances sur ses propres actifs. Elle s’adresse avant tout aux épargnants qui ne veulent prendre aucun risque avec leurs économies. Le caractère sécurisé du contrat est souvent mis en avant pour rassurer les épargnants. Et pour cause: les intérêts crédités chaque année par l’assureur au contrat sont définitivement acquis à l’épargnant grâce à un effet « cliquet ». Il s’agit donc d’une enveloppe fiscale idéale pour les épargnants à la re cherche d’un placement à long terme rémunérateur.

L’assurance vie comment ça marche

L’assurance vie est un placement qui engage le souscripteur du contrat, l’assureur et le ou les bénéficiaires. Ce ou ces derniers sont désignés par le souscripteur dans la clause bénéficiaire. Au décès du souscripteur assuré, le capital épargné sur le contrat lui ou leur reviendront. Sans aucun impôt pour le conjoint survivant ou le partenaire de Pacs et jusqu’à 152500 euros pour chaque autre bénéficiaire (une taxe de 20 % s’applique de 152501 euros à 852500 euros, puis de 31,25 % au-delà). L’assurance vie reste l’outil de transmission le plus attrayant dans beaucoup de situations patrimoniales. On qualifie d’ailleurs à ce titre l’assurance vie de « couteau suisse du patrimoine ». Même lorsque la taxe passe à 31,25 %, elle reste très inférieure au barème des droits de succession, dont les taux peuvent atteindre jusqu’à 60 %!

L’assurance vie en euros combien cela rapporte

Le rendement des fonds en euros dépend pour une large part du rendement des emprunts d’État achetés par l’assureur pour placer votre argent. Ces deux dernières années, les assureurs, pour diversifier leurs investissements, ont également acheté des obligations émanant d’entreprises privées et ont, en fonction des marchés, adapté leur part d’investissement en actions. L’écart de rendement entre les bons et les mauvais contrats est resté marqué en 2015. L’assurance vie, surtout après huit ans, reste très attrayante dans tous les domaines. Suivez les sélections du Revenu des meilleurs contrats.

Fiscalité de l’assurance vie en euros

Vous pouvez retirer votre épargne à tout moment, mais vous paierez plus d’impôt sur les gains (jusqu’à 35 %) si vous le faites avant huit ans de détention. L’imposition ne porte que sur la part des gains comprise dans votre retrait. Au-delà de huit ans, on peut retirer sans impôt, tous les ans, 4 600 euros de gains pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé. Les prélèvements sociaux au taux actuel de 15,5 % s’appliquent chaque année aux gains des contrats en euros ou lors des retraits sur les contrats multisupports. Depuis 2011, ils s’appliquent également chaque année aux gains des fonds en euros des contrats multisupports.

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L’assurance vie multisupport

Elle dispose d’un fond en euros et de supports boursiers, ou autres, permettant de diversifier son placement. Les contrats d’assurance vie multisupports s’adressent aux épargnants qui veulent dynamiser, en s’exposant en Bourse, leur patrimoine en bénéficiant d’exonérations fiscales spécifiques. Indiqués pour ceux qui veulent en tirer des revenus complémentaires, soit avec des re traits réguliers, soit en demandant une conversion de leur contrat en rente à vie à un moment donné. La gestion dépend de votre tempérament et vos objectifs financiers. Vous pouvez investir jusqu’à 100 % dans le fonds en euros sans risques si les conditions générales du contrat le permettent. Il est possible de privilégier une gestion plus active, donc plus risquée, mais potentiellement plus rémunératrice en investissant dans des fonds dits « dynamiques ». De nombreux contrats vous permettent d’utiliser des options de gestion automatique. Ces différentes options sont à étudier de près en termes de frais et de risques.

Fonds multisupports comment ça marche

Il est possible de panacher ses versements sur des profils qui correspondent à différentes catégories d’investissements : plus le profil est prudent, plus la part investie dans le fonds en euros du contrat est importante. La répartition la plus courante est de 80 % sur le fonds en euros et de 20 % sur des supports boursiers. Mais vous êtes libre de choisir une autre répartition de votre épargne et de la faire évoluer au cours du temps en fonction de vos objectifs patrimoniaux. Vous pouvez également effectuer des retraits de votre contrat d’assurance vie à tout moment mais, pour bénéficier de la fiscalité la plus favorable, il est préférable d’attendre huit ans. Sinon, il est possible de demander une avance à son assureur.

Fonds multisupports combien cela rapporte

La conjoncture économique rend l’appréciation de la rentabilité d’un multisupport plus difficile. Dans des circonstances favorables, les gains ont pu dépasser 5 à 20 % par an sur des fonds dynamiques ces deux dernières années, mais lorsque les marchés chutent, les fonds boursiers et diversifiés peuvent perdre plus de 20 %. En 2013 et 2014, alors que les marchés financiers ont connu une embellie, les épargnants qui avaient préféré augmenter leurs versements dans les fonds en euros sans risques par prudence en 2011 et 2012 ont été plus enclins à diversifier leurs placements.

Fiscalité des fonds multisupports

Depuis 2011, les prélèvements sociaux sont pris tous les ans sur les fonds en euros. Cette mesure ne constitue pas une taxation supplémentaire, mais elle met fin à une avance de trésorerie que l’État évalue à 1,6 milliard d’euros. Il s’agit d’une extension aux contrats multisupports d’un dispositif déjà appliqué aux contrats monosupport en euros. La mesure concerne les contrats déjà conclus. En cas de décès, les gains sont d’abord soumis aux prélèvements sociaux (avec un mécanisme de régularisation tenant compte de ceux déjà payés au fil de l’eau sur les fonds en euros). Ensuite, la taxation est la même que celle des contrats vie en euros (voir le tableau ci-dessous). Par exemple, pour les contrats ouverts après le 20 novembre 1991, les capitaux nets transmis (correspondant aux primes versées à partir du 13 octobre 1998 et avant l’âge de 70 ans) sont exonérés jusqu’à 152500 euros par bénéficiaire, puis sont taxés à 20 % jusqu’à 852500 euros et à 31,25 % au-delà. Les contrats souscrits avant le 20 novembre 1991 bénéficient d’une exonération plus élargie. Il est à noter que dans le cadre de la réforme de l’assurance vie, la loi de finances rectificative pour 2013 incite les ménages à une plus grande prise de risques avec la création de deux nouveaux contrats encourageant le financement de l’économie:

Les fonds euro-croissance

Pour en savoir plus regardez notre vidéo ci-dessous

Issu des préconisations du rapport Berger-Lefebvre en 2013 et commercialisé à partir de la seconde moitié de l’année 2014, il se donne pour objectif de dynamiser l’investissement dans les entreprises françaises, avec une perspective de capital garanti à terme, après huit ans de détention au minimum. Il n’a pas vocation à remplacer les fonds en euros mais il peut laisser espérer une rémunération plus attrayante pour les épargnants, grâce à l’investissement d’une partie du capital dans des actifs plus risqués (les actions notamment). Il bénéficie de la fiscalité habituelle de l’assurance vie. Le fonds euro-croissance est toutefois très pénalisé par l’environnement actuel des marchés financiers. En attendant que les taux d’intérêt se normalisent, ce qui lui donnerait plus de souffle, et que les offres se développent, privilégiez un contrat diversifié dans des sicav minutieusement sélectionnées.Issu des préconisations du rapport Berger-Lefebvre en 2013 et commercialisé à partir de la seconde moitié de l’année 2014, il se donne pour objectif de dynamiser l’investissement dans les entreprises françaises, avec une perspective de capital garanti à terme, après huit ans de détention au minimum. Il n’a pas vocation à remplacer les fonds en euros mais il peut laisser espérer une rémunération plus attrayante pour les épargnants, grâce à l’investissement d’une partie du capital dans des actifs plus risqués (les actions notamment). Il bénéficie de la fiscalité habituelle de l’assurance vie. Le fonds euro-croissance est toutefois très pénalisé par l’environnement actuel des marchés financiers. En attendant que les taux d’intérêt se normalisent, ce qui lui donnerait plus de souffle, et que les offres se développent, privilégiez un contrat diversifié dans des sicav minutieusement sélectionnées.

Le contrat vie-génération

Il a pour but d’orienter l’épargne vers les petites et moyennes entreprises, les entreprises de taille intermédiaire, les entreprises de l’économie sociale et solidaire et le logement intermédiaire et social grâce à une incitation fiscale. Il doit comporter un quota minimum de 33 % dans ces actifs. Moyennant quoi un abattement supplémentaire de 20 % sera appliqué lors du dénouement en cas de décès sur le montant des capitaux décès versés, ce avant l’abattement actuel de 152500 euros.

Evolutions à noter

Il sera possible de transformer, totalement ou partiellement, les contrats d’assurance-vie actuels dans ces nouveaux supports sans perte de l’antériorité fiscale. Les assureurs développent d’ailleurs leur offre depuis la fin du deuxième semestre 2014 sur ces nouveaux produits. Sachant qu’ils seront par leur composition sensibles aux variations des marchés, les épargnants devront, face à une exposition au risque accrue, se montrer particulièrement attentifs et vérifier s’ils sont en adéquation avec leurs projets et leurs objectifs patrimoniaux, L’abattement fiscal supplémentaire de 20 % (vie-génération) s’adresse plus particulièrement aux épargnants les plus fortunés.