Il est possible d’investir en Bourse par l’intermédiaire d’un contrat d’assurance vie multisupport et de gérer les fluctuations des marchés. Les contrats d’assurance vie intègrent de plus en plus d’options. Si vous avez investi en Bourse par l’intermédiaire de l’assurance vie, votre conseiller vous a sans doute vanté les mérites de multiples solutions de gestion aux noms complexes. Voici une analyse objective des perspectives à attendre de ces options qu’il faut bien choisir.

Les mécanismes, souvent difficiles à appréhender pour des débutants, ne sont pas forcément adaptés aux besoins de tous les épargnants. L’analyse des options les plus fréquemment proposées fournit un éclairage pour comprendre dans quelles les circonstances elles peuvent se révéler utiles.

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L’investissement progressif

Il consiste à prélever une partie de l’épargne placée sur le fonds en euros et à l’investir ponctuellement sur des supports à risques. De nombreux experts la juge très efficace. L’épargnant va mettre en place une série d’arbitrages automatiques pendant une période qu’il va définir avec son assureur. Il lisse ainsi le cours d’achat des supports lui permettant de se constituer un point d’entrée moyen et lui évitant d’investir au plus haut. L’assuré n’a plus à se demander si c’est le bon moment pour rentrer sur les marchés. Mais les risques demeurent si l’on n’y porte pas attention.

Dynamisation ou sécurisation des plus-values

Ces deux opérations d’arbitrage consistent à replacer régulièrement les plus-values. Ainsi, dynamiser ses bénéfices consiste à placer les profits d’un fonds en euros sur des supports à potentiel, mais plus risqués. Inversement, on peut réorienter les plus-values de supports à risques vers un fonds en euros. Ces deux solutions exigent beaucoup d’attention de l’investisseur.

Rééquilibrage de l’épargne

Elle permet de conserver la répartition d’origine en procédant à des rééquilibrages réguliers. Cette option sert à maintenir l’allocation définie par l’épargnant de façon constante. L’assureur procède à des réajustements réguliers entre les différents supports. Il procède, en général, tous les trimestres à cette opération. C’est une option qui ne peut s’apprécier que sur le long terme.

La gestion sous mandat

Elle consiste à confier son capital à un spécialiste de la gestion d’actifs. Il convient donc de bien définir ses objectifs. C’est le gestionnaire qui prend les décisions d’investissement en fonction du niveau des risques définis et acceptés par le souscripteur. Toutefois aucune garantie n’est donnée.

La gestion à horizon

Elle conduit à gérer un contrat à long terme pendant une période comprise entre cinq et vingt ans. Cela en changeant progressive- ment la composition de l’allocation d’actifs. Certains assureurs qualifient ce type de gestion de sécurisation progressive de l’épargne. Plus la durée de placement est longue, plus la proportion d’actions peut être élevée au départ. Inversement, plus l’issue se rap- proche, plus le capital est réinvesti dans des supports sûrs comme les fonds en euros. Le principal inconvénient de cette option, c’est qu’elle fait fi des conditions de marché. L’horizon d’investissement comme seul logique d’investissement a ses limites. Le gestionnaire doit faire le pari que l’investissement en actions rapportera plus à long terme que des classes d’actifs plus sûres comme les fonds en euros ou les placements monétaires.

Gérer soi-même

Une décision très personnelle, efficace pour ceux qui, après avoir pris le soin de choisir un bon contrat, peuvent passer du temps pour défendre eux-mêmes leurs intérêts. Cela n’interdit pas de prendre conseil auprès de son assureur ou d’autres connaisseurs et d’adopter une méthode de gestion raisonnable. Mais, nous insistons, quelle satisfaction de gérer soi même avec succès un ou plusieurs contrats vie bien sélectionnés!