Profitez au mieux des atouts de l’assurance vie

L’assurance vie peut être un placement de père de famille qui peut rapporter plus qu’un livret classique si votre épargne est placée dans le fonds en euros, sans risques pour le capital investi. En revanche, on s’expose à certains moments à des aléas en choisissant des supports en unités de compte dans un contrat. Certes, si les marchés choisis sont bien orientés, la performance peut se révéler plus dynamique. Il faut surtout pondérer ses choix en fonction de ses objectifs et des risques acceptables.

Adoptez un contrat d’assurance vie conforme à vos objectifs

Prenez le temps de comprendre clairement le contrat proposé et choisi. Les assureurs ont l’obligation de mettre un tableau récapitulatif des conditions du contrat en première page des contrats d’assurance vie présentés au public. Lisez-le attentivement.

“ Comparez en détail toutes les offres en exigeant des propositions écrites.”

Avec un contrat vie monosupport en euros, vous ne courez aucun risque quant au capital, la performance acquise y est définitive. On peut transformer un contrat monosupport en multisupport depuis l’amendement «Fourgous-Dassault ». Il suffit d’en faire la demande à son assureur.

Un contrat vie multisupport permet, lui, de diversifier ses placements en investissant aussi bien dans des fonds en euros que dans divers supports. La performance est liée aux variations des marchés. Si vous optez pour un contrat multisupport avec des fonds boursiers, le gestionnaire de votre contrat pourra vous proposer plusieurs types de profils d’investissement correspondant aux risques que vous êtes prêt à courir. Parmi ces profils, on trouve :

Le profil « prudent ». Son objectif est d’apporter un maximum de sécurité.

Le profil « équilibré ». Propose un panachage de produits sécurisants avec, par exemple, des actions. Il convient à l’épargnant qui accepte des risques limités définis et réfléchis.

Le profil « dynamique ». Il procure parfois des résultats très fluctuants. C’est le profil le plus risqué dans un contexte de baisse des marchés choisis, et, en cas de hausse, le plus rémunérateur. Il exige dans tous les cas de pondérer la répartition, l’évolution de ses choix en limitant les risques acceptables.

Tenez compte des frais

Ils influencent la rentabilité de vos contrats vie. Les frais d’entrée varient entre 0 et 5 % des sommes déposées selon le type de contrat. Les frais de gestion sont variables et correspondent à environ 0,5 à 1 % de l’épargne gérée. Les frais d’arbitrage entre supports d’un contrat multisupport représentent généralement de 0,5 à 1% des montants transférés. Veillez à bien évaluer l’effet cumulé de ces différents frais qui évoluent parfois.

Soyez attentif aux rentabilités sur la durée

La rémunération de l’assurance vie est en général plus favorable que celle des différents livrets. Elle offre également l’avantage de ne pas plafonner les dépôts. Mais il convient de ne pas comparer les performances sur un an, mais sur cinq à quinze ans.

Tenez compte de la liberté et de la fiscalité

Le capital d’un contrat vie n’est pas bloqué. Il est cependant plus intéressant de faire des retraits après huit ans de détention. En effet, vous payerez 35 % d’impôts avant quatre ans (sur la part de gains compris dans chaque retrait et non sur le montant retiré) et 15 % entre quatre et huit ans. Mais seulement 7,5 % après huit ans et au-delà d’un abattement significatif. S’ajoutent les prélèvements sociaux (15,5 % actuellement). Vous pouvez aussi opter pour l’imposition sur le revenu de la part taxable si elle est plus intéressante pour vous. Les compagnies d’assurances doivent respecter un délai maximal de deux mois pour débloquer les fonds à la demande du souscripteur. Il faut bien mesurer le poids des pénalités et les méthodes de calcul des intérêts sur les sommes retirées.

Prenez des précautions

Il n’y a pas de limite d’âge pour l’assurance vie. Il est possible de souscrire un contrat pour le compte d’un mineur aussi bien que pour une personne âgée. Cependant, il est important de prendre certaines précautions dans les deux cas, comme celui de la signature des parents pour un mineur ou la part du patrimoine placée en assurance vie d’une personne d’un âge avancé.

Respectez les impératifs fiscaux.

Certains assureurs sont d’ailleurs très réservés quand il s’agit d’accepter des souscripteurs au-delà de 85 ans. En cas de décès du souscripteur, le montant de l’assurance vie est versé à un ou aux bénéficiaires choisis par celui-ci.

La rédaction de la clause désignant le ou les bénéficiaires en cas de décès doit donc faire l’objet d’une attention particulière. Si l’assuré est un enfant mineur, elle doit obligatoirement être neutre: par exemple, « mes héritiers légaux ». Pour les majeurs, ils ont la liberté de décision en respectant la législation protégeant les héritiers légitimes. En cas de décès, les assureurs ont un délai d’un mois à réception des pièces justificatives pour verser les fonds aux bénéficiaires. De son vivant, le souscripteur peut, sauf cas particuliers, disposer de l’argent placé sur son contrat quand il le souhaite.

Choisissez l’intermédiaire le mieux adapté à votre situation

Les contrats diffusés sur Internet peuvent paraître très attrayants car ils proposent souvent de supprimer les frais d’entrée. Ces contrats s’adressent essentiellement à un public averti. Il est en effet bien souvent agréable d’avoir un conseiller que l’on peut facilement contacter et qui pourra vous aider et vous orienter dans ses choix. Les associations et les mutuelles proposent souvent des contrats dont l’actif géré par la compagnie d’assurances est cantonné. Ils offrent dans ce cas une meilleure revalorisation du fonds en euros avec des performances assez régulières et une grande transparence. D’ailleurs, les compagnies d’assurances classiques, face à l’arrivée de ces nouvelles offres, ont réagi en faisant évoluer leurs contrats vie en faveur des souscripteurs. Comparez donc bien toutes les offres.

Évaluez les montants à verser lors de la souscription

Avec certains prestataires, l’ouverture d’un contrat d’assurance vie peut nécessiter un versement initial d’un montant relativement élevé (entre 50 000 à 100 000 euros), la base moyenne s’établissant toutefois entre 500 et 1000 euros. Investir de petites sommes chaque mois permet de se constituer un capital au fil du temps. C’est également une façon intéressante d’investir à long terme avec un large choix de supports en unités de compte. Cela peut permettre de diversifier, d’évoluer, de limiter ou lisser le risque boursier.

Faites attention à la désignation du ou des bénéficiaires

Il n’est certes pas obligatoire de désigner un bénéficiaire pour que le contrat soit valable. Cependant, si vous veniez à décéder sans en avoir choisi un ou plusieurs par précaution, le capital réintégrerait l’actif successoral. Le testament est une bonne méthode pour nommer des bénéficiaires successifs sans pour autant annuler les avantages fiscaux de l’assurance vie. Cela permet de changer quand on le souhaite et offre une discrétion maximale.
Pensez tout de même à désigner un ou plusieurs bénéficiaires successifs. Car en cas de décès d’un unique bénéficiaire, le montant de votre assurance vie peut être réintégré, insistons, dans l’actif successoral. Les bénéficiaires d’un contrat vie profitent, dans la plupart des cas, d’une exonération des droits de succession, un avantage extraordinaire.

D’apparence simple, l’assurance vie est en réalité un placement très sophistiqué qui entraîne parfois des confusions. Le choix de ce produit distribué par de multiples intermédiaires ne s’effectue pas à la lègère.